mai 16
Par Céline Hervieux-Payette dans
Économie
L’honorable Céline Hervieux-Payette : Honorables sénateurs, ma question s’adresse au leader du gouvernement au Sénat. Vous avez certainement entendu les médias qui, récemment, ont annoncé que JPMorgan avait essuyé une perte de plus de 2 milliards de dollars en deux semaines en ayant spéculé sur des dérivés de crédit.
Suite à cette débandade, le président américain, Barack Obama, a dit que cet événement ne faisait que souligner la raison pour laquelle il était si important de faire adopter une réforme sur les règles qui s’appliquent à Wall Street et dans tous les milieux financiers, et pourquoi il fallait l’appliquer de façon complète, et non pas seulement à la pièce.
Il y a quelques semaines, j’ai posé une question sur le fait que les banques canadiennes avaient reçu des prêts secrets totalisant des milliards de dollars pour éviter à certaines de faire faillite au début de la crise en 2008.
Quand le premier ministre agira-t-il de concert avec le président Obama, — pour une fois, je crois qu’on sera d’accord de ce côté-ci pour qu’ils agissent ensemble — afin de réguler le système financier et freiner tout investissement spéculatif par les banques canadiennes, qui sont en grande partie financées par les fonds de pension des Canadiens?
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mai 04
Par Céline Hervieux-Payette dans
Politique
Honorables sénateurs, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, je prends la parole aujourd’hui pour assurer à la population canadienne que les principes fondamentaux du journalisme seront respectés.
Tout d’abord, en vertu du Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, permettez-moi de vous rappeler les valeurs fondamentales du journalisme au Canada.
Il est reconnu que les journalistes doivent baser leur travail sur l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout, l’impartialité qui leur fait rechercher et exposer les divers aspects d’une situation, l’indépendance qui les maintient à distance des pouvoirs et des groupes de pression, l’honnêteté qui leur impose de respecter scrupuleusement les faits, ainsi que plusieurs autres principes.
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mai 03
Par Céline Hervieux-Payette dans
Politique, Société
OTTAWA, le 3 mai 2012 – À l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le Sénateur Hervieux-Payette exprime sa reconnaissance aux journalistes Canadiens et plus largement à une profession essentielle à la démocratie et aux droits de la personne. Elle rend également hommage à celles et ceux qui ont défendu cet idéal au prix de leur vie.
« Il ne peut y avoir de liberté ni de justice sans une presse pluraliste, libre et indépendante. Tous les Chefs d’États, tous les gouvernements, tous les hommes et femmes politiques qui défendent la liberté individuelle et la justice se doivent de garantir la liberté et l’indépendance de ce pilier de nos démocraties » a déclaré le Sénateur Hervieux-Payette.
Or, le 2 avril 2012, le gouvernement conservateur a imposé aux journalistes de Radio-Canada un nouveau code dit de « valeurs et d’éthique ».
« On demande aux journalistes de la SRC de prêter allégeance au gouvernement. Cette ingérence du politique pour contrôler un média est extrêmement grave. Le Premier Ministre Harper démontre ici à quel point son discours sur la moralisation de la vie publique et la transparence n’était qu’un habillage électoraliste, une autre manipulation » a poursuivit le Sénateur.
Le nouveau « code de conduite » prévient que tout manquement grave au règlement est considéré comme un « acte répréhensible » et que la personne fautive « s’expose à des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au congédiement immédiat. » Or, en vertu de la Loi sur la Radiodiffusion, le personnel de Radio-Canada ne peut pas être assujetti à ce code de valeurs et d’éthique. En effet, bien que la Société Radio-Canada constitue une institution fédérale, on précise au paragraphe 44 (3) de la Loi sur la Radiodiffusion que les membres du personnel ne sont ni des fonctionnaires ni des préposés de Sa Majesté.
« Après son projet de loi C-30 sur l’espionnage des communications électroniques, le gouvernement conservateur nous montre à quel point sa conception de la liberté se limite à la seule liberté économique. Le consommateur est libre. Le citoyen est sous contrôle. Le journaliste est muselé » a conclu le Sénateur.